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La bernache du Canada...

01 JANVIER 2022

Un oiseau problématique à ne pas nourrir...bernache du canada2

Son beau plumage brunâtre et sa tête noire amicale dotée de joues blanches donnent l’envie d’aller à sa rencontre et de lui offrir quelques bouts de pain pour faire sa connaissance... Il s’agit de la bernache du Canada.

Ce bel oiseau, que l’on aperçoit le plus souvent sur les étendues d’eau, dans les prairies ou encore dans les parcs, est en réalité une espèce invasive, c’est-à-dire exotique envahissante. Introduite en Europe au 17e siècle pour la chasse et pour sa beauté, elle occupe aujourd’hui en masse tout le territoire wallon.

Bien que l’on soit attaché à cet animal pour son allure sympathique, il faut se faire à l’idée que, lorsque ses populations deviennent trop importantes, elles menacent l’équilibre des écosystèmes et causent de nombreuses nuisances.

En effet, la bernache du Canada entre en compétition avec les oiseaux d’eau indigènes pour la disponibilité de la nourriture et des sites de nidification, et elle adopte un comportement agressif envers les autres espèces (canards, foulques, poules d’eau, …) et envers l’homme. Lorsqu’elle forme de grosses populations, celles-ci causent des problèmes sanitaires par leurs déjections abondantes dans les parcs, et elles détruisent la végétation des berges, les espaces verts et les prairies qu’elles envahissent.

La nourrir favorise le développement excessif de ses populations et intensifie ainsi les nuisances et risques sanitaires qu’elle occasionne. Mais lui donner du pain lui cause aussi grand tort, tout comme aux autres oies, aux canards et aux cygnes ! On vous explique pourquoi…

Donner du pain aux oiseaux d’eau : lorsque l’on croit bien faire…

Rares sont les personnes qui n’apprécient pas de partager un moment en famille au bord de la rivière et de s’arrêter pour offrir quelques bouts de pain aux oies, aux canards ou aux cygnes. Mais pourquoi cette activité, qui parait anodine et qui part d’une bonne intention, est-elle déconseillée ? Parce que le nourrissage de ces oiseaux peut être un désastre pour leur santé, pour la biodiversité et pour l’environnement : « nourrir fait mourir »…

Bernache aile ange

Bernache du Canada présentant le syndrome de l’aile d’ange

En effet, les oies, les canards et les cygnes sont des oiseaux herbivores, qui se nourrissent naturellement d’algues et d’herbes ! Le pain ne convient donc pas du tout à leur régime alimentaire. Au contraire, il est dangereux pour leur santé : il provoque des problèmes digestifs (gonflements d’estomac), des carences alimentaires (il ne leur apporte pas les éléments nutritifs dont ils ont besoin), des problèmes de croissance et des déformations osseuses (« syndrome de l’aile d’ange », les empêchant de s’envoler et donc d’échapper aux prédateurs). Par ailleurs, le nourrissage peut engendrer un trouble comportemental de dépendance vis-à-vis de l’homme (perte de l’instinct naturel).

De plus, le surplus de pain non consommé favorise la prolifération d’algues, mais aussi de bactéries pathogènes à l’origine de graves maladies (salmonellose, botulisme) pouvant entrainer la mort de l’animal. Ces maladies peuvent également affecter la santé humaine. Sans compter que le nourrissage attire également les rats et les pigeons, ce qui représente un risque sanitaire certain et de nombreuses nuisances dans le voisinage. Il favorise aussi la prolifération d’autres espèces invasives, comme l’ouette d’Egypte.
Pour terminer, il faut savoir que la législation interdit le nourrissage sur les lieux publics (amende de 250 euros maximum). Une « bonne intention » qui peut coûter cher…

Bref, si l’on souhaite aider la nature, y observer des oiseaux d’eau en bonne santé, et ne pas favoriser une espèce invasive, il vaut mieux ne pas les nourrir… C’est la meilleure façon de leur montrer notre intérêt et notre respect.

Plus d’info :

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Histoire

30 DéCEMBRE 2021

Etymologie des cours d’eau du bassin de la Vesdre

Par Joëlle Abbes-Orban, Società Dante Alighieri de VerviersEtymologie photo

Très discrète, Mademoiselle Annie Henrard, licenciée (nous dirions Master maintenant) en philologie romane, n’en est pas moins une membre très active de la Società Dante Alighieri de Verviers. Quand je dis active, je veux dire affairée et en plein travail. Depuis 20 ans, mon ancienne professeure de Latin, n’a pas arrêté de faire des recherches en étymologie et en particulier en ce qui concerne les noms des cours d’eau de notre région.

Nous sommes de nombreux curieux de toute connaissance touchant à notre rivière bien-aimée et je fus très heureuse de plonger dans les mystères des hydronymes du sous-bassin de la Vesdre.

Pour comprendre l’avènement et le sens hydronymes comme des toponymes qui nous sont familiers, il faut faire deux préambules importants.

Tout d’abord, il faut savoir qu’il ne reste plus rien des noms celtiques car Jules César, dans sa conquête du territoire d’Ambiorix et la colonisation qui s’en est suivie dès le premier siècle avant notre ère, a voulu effacer le passé et imprimer sa marque romaine pour punir ce roi de l’avoir battu en brèche.

De plus, les graphies françaises de l’époque révolutionnaire sont pour la plupart aberrantes, dues à l’ignorance du dialecte roman (le wallon) des fonctionnaires en charge des écritures.
Je ne résiste pas au plaisir de vous donner quelques exemples avant de vous livrer le résumé des recherches étymologiques de Mademoiselle Henrard sur les noms de la Vesdre et de quelques-uns de ses affluents.

Quelques exemples…
Le nom de la Polleur viendrait de Bulla qui signifie « bulle »,
ce qui caractérise bien ce ruisseau tumultueux. Bien sûr, il n’est pas le seul à être « bouillonnant », mais tous ne s’appellent pas Polleur ou Bulle.

Plus simplement, la Soor viendrait du mot « source », mot qui vient du verbe surgere, « faire sortir ».

Qu’en est-t-il de la Gileppe ? En roman, elle se dit « Djulep »,
c’est la rivière de Jules, la Iulius ripana. Les Romains repéraient les cours d’eau, souvent asséchés durant l’été en Italie, par le contour de leurs rives (d’où le mot « rivière »
en français). En roman, dans le parler local, ripanas est devenu « rep » ou « lep » (par confusion du L et du R, celui-ci étant « grasseyé » par la population autochtone qui n’arrivait pas à rouler les R).

D’une façon générale, ripus, qui signifie tantôt « rive » ou « ruisseau », a donné les mots « ry » ou « ru ». Ailleurs, en Ardenne, on trouve « rou », « roua », et aussi « roul » pour « rouw » en liégeois.


Allons faire un tour du côté de Heusy et des boulevards, où nous pouvons nous promener dans le parc de Séroule, du nom du ruisseau passant par là. La (ou le) Séroule est le ruisseau « roule » aux claies et haies tressées formant des nasses pour retenir les poissons : saepes ripus. Le nom
« Séroule » semble aussi avoir été transcrit par un fonctionnaire liégeois.

Après vous avoir mis ainsi en appétit, voici le résumé d’Annie Henrard, transmis dans son intégralité…

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Les Contrats de Rivière à l'honneur sur RTC

28 DéCEMBRE 2021

20210226 112034 2En mars dernier, le travail des Contrat de Rivière et de leurs partenaires était mis à l’honneur par RTC Télé Liège, via une série de 7 petits reportages diffusés à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau.

Cet été, une deuxième série de 9 reportages, tournés avant les inondations, est venue compléter le tableau : « L’été de nos rivières » (oui, nous sommes drôlement en retard pour vous les présenter, mais mieux vaut tard que jamais ;-). Du positif, ça fait toujours du bien...).

Revoir la série de 7 reportages « Journées de l’eau », diffusée en mars : 

A regarder sans modération J !

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