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L'ouette d'Egypte

05 MAI 2021

ouette.d.egypte.mica.1gLa crise sanitaire actuelle nous empêche de partir en vacances à l’étranger… Nous avons donc décidé de vous emmener en voyage d’une autre façon… en vous présentant une espèce exotique : l’ouette d’Egypte.

Présent depuis un certain temps chez nous, cet oiseau d’eau malheureusement devenu invasif provient d’Afrique du Nord, comme son nom l’indique. L’ouette d’Egypte a été introduite en Angleterre, aux Pays-Bas et en Allemagne dès la fin du 17e siècle, à des fins ornementales. Au départ de quelques individus échappés des parcs, son expansion dans la nature s’est montrée significative dès le 19e siècle. Depuis, c’est une espèce que nous pouvons observer régulièrement en Belgique, où elle niche désormais depuis les années 80.

Le saviez-vous ?
L’ouette d’Egypte n’est pas une oie ! Elle appartient au genre Tadorna qui fait partie de la famille des Anatidae. Les tadornes sont des canards de grandes tailles ayant un aspect semblable à celui des oies.

L’ouette d’Egypte mesure environ 73 cm, pour une envergure variant de 134 à 154 cm. Elle pèse 1,5 à 2,25 kg. Elle peut vivre jusque 25 ans !

ouette 1Vous pouvez la reconnaitre grâce à son plumage brunâtre :
sa tête est claire, avec des plumes plus foncées formant un anneau caractéristique autour de ses yeux orange. Elle a un collier foncé autour du cou. Son dos présente des teintes grises, son ventre est plutôt blanchâtre avec une tache de couleur marron. Au niveau des ailes, ses plumes sont blanches, rousses et verdâtres, couleurs que l’on voit davantage lorsque les ailes sont déployées. Son bec et ses pattes sont roses.

Il n’existe pas de dimorphisme sexuel, mais les individus peuvent présenter des plumages variés. Les juvéniles possèdent un plumage plus terne que celui des adultes, et n’ont pas encore le collier et la calotte contrastés.
L’ouette d’Egypte s’observe au bord des plans d’eau, souvent même dans des lieux publics, le long des rivières ou encore dans les champs.
C’est un oiseau herbivore (herbes, feuilles, graines, céréales, etc.), mais l’ouette peut aussi manger occasionnellement des insectes ou des grenouilles, qu’elle trouve dans les prairies. Les ouettes d’Egypte se nourrissent souvent en couple ou en groupe familial, parfois même en très grands groupes.

La reproduction se fait en mars-avril, mais il arrive que celle-ci varie dans l’année. L’oiseau atteint sa maturité sexuelle vers l’âge d’1 à 2 ans. Le nid est constitué de brindilles et de feuilles, et est ensuite garni de duvet. Il est construit à proximité de l’eau, parfois même dans des arbres. La femelle pond 8 à 9 œufs en moyenne, et l’incubation dure 28 à 30 jours. Si le nid est construit en hauteur, les parents transportent alors les petits dans leur bec jusque dans l’eau ou encore, ils les appellent au pied de l’arbre. Le mâle et la femelle élèvent ensemble les jeunes qui prendront leur envol après une septantaine de jours.

Une espèce invasive…
Cette espèce exotique originaire d’Afrique du Nord s’est bien adaptée aux conditions climatiques européennes, au point que sa population augmente aux dépens de nos oiseaux d’eau indigènes… Comme la bernache du Canada, l’ouette d’Egypte est en effet en grande compétition avec le canard colvert, la foulque macroule, la gallinule poule d’eau, … que ce soit pour la nourriture, l’habitat ou les sites de reproduction. L’ouette est réputée pour être agressive et n’hésite pas à chasser ces espèces.

Et ce n’est pas tout… Sa présence a également des conséquences négatives au point de vue sanitaire, environnemental, social ou économique. En effet, comme la bernache du canada, elle dégrade les berges, peut apporter des maladies, se montre parfois agressive envers les humains, ses déjections provoquent un risque sanitaire dans les lieux publics, … L’ouette d’Egypte et la bernache du Canada font partie du top 100 des espèces présentant le plus haut niveau de préoccupation (sanitaire, économique, environnemental, social) en Europe. Face à ces conséquences négatives, des mesures de régularisation existent, afin de diminuer les populations qui sont en trop grand nombre.

Bien que l’ouette d’Egypte soit une espèce invasive chez nous, elle reste agréable à observer dans nos régions. À condition qu’elle respecte l’environnement et ses congénères…

Sources :
• Ouette d’Égypte - Alopochen aegyptiaca (oiseaux.net)
• FS 296 BD complet.pdf (oncfs.gouv.fr)
• Ouette d’Égypte - Wikipédia (wikipedia.org)
• Ouette_Egypte_FR.pdf (mnhn.lu)
• Ouette_Egypte_FR.pdf (mnhn.lu)
• Ouette d’Égypte (Alopochen aegyptiacus) | Oiseaux | Vertébrés | La biodiversité en Wallonie

 

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Libellules et demoiselles

04 MAI 2021

Si l’on vous dit « Odonates », à quoi pensez-vous ?
Peut-être pas grand-chose…

Les Odonates sont un groupe d’insectes au corps allongé, dotés de deux paires d’ailes membraneuses généralement transparentes. Ce sont des prédateurs, et leurs yeux composés et volumineux leur permettent de chasser efficacement leurs proies. Ce sont des insectes aquatiques à l’état larvaire, qui deviennent ensuite terrestres au stade adulte. On les observe le plus fréquemment aux abords des zones humides et des points d’eau, dont ils ont besoin pour se reproduire. 

Maintenant que vous connaissez les caractéristiques de cet ordre d’insectes, à qui pensez-vous ? Allez, ne réfléchissez pas trop… Observez simplement ce qui vole autour de vous près des points d’eau. Hé oui, ce sont les libellules et les demoiselles ! Oui, mais … comment les différencier ? On vous l’explique ici…

 

libellule 1

   
  libellule 2
   
  libellule 3

Comment différencier les libellules des demoiselles ?
Physiquement, il existe de nombreuses différences entre le groupe des libellules (sous-ordre des Anisoptères) et celui des demoiselles (sous-ordre des Zygoptères) :

1. Corpulence : Les libellules ont un corps plus épais et robuste alors que celui des demoiselles est plus mince et plus long.

2. Ailes au repos : Au repos, il est encore plus facile de les reconnaître… les libellules gardent leurs ailes ouvertes à l’horizontal (perpendiculaire à l’axe du corps) tandis que les demoiselles rabattent leurs ailes le long de leur corps. De plus, chez la libellule, les ailes de la paire postérieure sont plus larges que celles de la paire antérieure, alors que chez les demoiselles, les deux paires sont semblables.

3. Tête et yeux : Au niveau de la tête, les libellules ont de grands yeux ronds qui se touchent, alors que les yeux des demoiselles sont plus petits et nettement écartés. Les libellules ont la tête ronde, et les demoiselles ont une tête dont la forme rappelle un petit marteau.

4. Silhouette : Les libellules ont le thorax plus large que l’abdomen. Les demoiselles ont le thorax étroit et de la même largeur que l’abdomen.

5. Œufs et larves : leurs œufs et leurs larves sont également différents… Les œufs des libellules sont larges et ronds, ceux des demoiselles sont cylindriques et longs. Les larves des libellules sont plus grosses et robustes, et leurs branchies se trouvent à l’extrémité de l’abdomen. Les larves des demoiselles sont nettement plus petites et les branchies sont fixées à l’abdomen telles des « feuilles ».

6. Déplacements : Les libellules sont connues pour parcourir de longues distances et volent souvent, contrairement aux demoiselles qui préfèrent se percher sur des branches ou sur des plantes aquatiques et qui parcourent des distances plus courtes.

S’il existe des différences, il existe aussi des similitudes entre elles : ce sont des insectes prédateurs. Ces insectes volants s’observent à la fin de l’été. Les libellules et les demoiselles ont de minuscules antennes. Elles subissent une métamorphose complète au cours de leur développement. Ces insectes existent depuis 300 millions d’années : de vrais fossiles vivants !

De terribles prédateurs…
Les larves et les adultes des demoiselles et libellules sont de puissants prédateurs. Grâce à un organe de préhension articulé appelé « masque », les larves chasses à l’affût le plancton, des invertébrés (larves d’insectes ou insectes adultes) et même de petits poissons ! Les adultes quant à eux chassent de petits insectes, soit à l’affût depuis un perchoir, soit en vol.

libellule 4Cycle de reproduction et développement
Continuons d’en apprendre davantage… Une petite explication sur leur cycle de reproduction, ça vous tente ? C’est parti !

Après la présentation du lieu de ponte choisi par le mâle et le vol de parade, les adultes s’accouplent : le mâle s’accroche au cou de la femelle à l’aide de sa pince anale et la femelle pose l’extrémité de son abdomen contre la base de celui du mâle (un peu de gymnastique quand même !). La femelle pond ensuite ses œufs (plus d’une centaine) dans un point d’eau, dans des tiges creuses ou encore dans des végétaux morts.

Une semaine après, les larves (appelées naïades) émergent des œufs et restent dans l’eau plusieurs mois, parfois même des années. Elles y respirent par des branchies. Ensuite, elles muent plusieurs fois (de 9 à 16 fois selon les espèces !), avant d’atteindre l’étape de la grande métamorphose… En effet, à chaque fois que leur exosquelette devient trop petit, les larves s’en débarrassent. Lorsqu’elles ont atteint l’étape de nymphe, elles sortent de l’eau et s’accrochent à une plante. Leur exosquelette (appelé exuvie) s’ouvre et le jeune adulte ailé, mais encore très fragile, en sort. Ce jeune adulte fraîchement « éclos » laisse ensuite ses ailes déployées sécher à l’air et attend que ses pattes se durcissent avant de prendre son premier envol.

La durée de vie des adultes va de quelques semaines à quelques mois durant la belle saison.

Et après les leçons, l’examen ! Si vous voulez tester vos connaissances sur les libellules et les demoiselles, rien de mieux que de se promener en observant ces beaux insectes un peu féériques… Alors, pourrez-vous les différencier à présent ?

Sources :
• Différence entre libellule et demoiselle / Science | La différence entre des objets et des termes similaires. (sawakinome.com)
• Odonata - Wikipédia (wikipedia.org)
• «Différence entre libellule et demoiselle» Wiki utile comparez la différence entre des termes similaires - Science - 2021 (strephonsays.com)
• Quelle est la différence entre une libellule et une demoiselle ? | Distri Pond (etangplaisir.com)
• Le cycle de reproduction de la libellule - Webécoles du Haut-Grésivaudan (ac-grenoble.fr)
• Schema_cycle-odonate.jpg (963×600) (anvl.fr)

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Enquête publique

03 MAI 2021

PGRI22 27

Enquête publique : plans de gestion des risques d’inondation 2022-2027

Du 3 mai au 3 novembre 2021

 

La Wallonie est depuis toujours confrontée aux inondations. Sous l’impulsion de la Directive Inondation et conformément aux dispositions relatives à la gestion des risques d’inondation prévues par le Code de l’Eau, la Wallonie a réalisé la mise à jour de ses Plans de Gestion des Risques d’Inondation : Les PGRI 2022-2027.

Les PGRI sont des plans ayant pour objectif d’améliorer la gestion des inondations en Wallonie. Ils permettent de fixer des objectifs en matière de gestion des inondations et de définir des mesures pour les atteindre. Un Plan est établi pour la partie wallonne de chaque District Hydrographique International que compte notre territoire : la Meuse, l’Escaut, le Rhin et la Seine.

En Wallonie, les PGRI sont construits grâce à une démarche participative et collaborative à laquelle prennent part un grand nombre d’acteurs aux compétences diverses (gestion de crise, aménagement du territoire, gestion de cours d’eau, ruissellement et coulées de boues, …).

Dans cette même logique de concertation et en application du Code de l’Environnement, les 4 PGRI, réunis en un seul document, sont aujourd’hui soumis à la consultation du publique sur l’ensemble du territoire de la Région wallonne.

Pour en savoir plus et participer à cette consultation publique : Cliquez ICI

 

Avec le soutien de

wallonie ok ProvincedeLiege
Et des Villes et Communes de Baelen, Chaudfontaine, Eupen, Herve, Jalhay, Liège, Limbourg, Lontzen, Olne, Pepinster, Raeren, Soumagne, Spa, Sprimont, Theux, Trooz, Verviers et Welkenraedt.

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