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Les partenaires du CRV se présentent : PROTECT'eau

22 DéCEMBRE 2020

PROTECT'eau protège notre ressource en eau

PROTECT’eau travaille à la préservation de la qualité de l’eau face aux risques liés à l’utilisation de l’azote et des produits phytopharmaceutiques. L’asbl réalise tout un travail de sensibilisation et assure un service de conseils techniques destinés principalement aux agriculteurs et autres utilisateurs professionnels de produits phyto.

Concrètement, en matière de gestion de l’azote, les conseillers de PROTECT’eau accompagnent les agriculteurs. Ils prodiguent par exemple, des conseils sur les Cultures Pièges à Nitrate (CIPAN).

En ce qui concerne la gestion des produits phytopharmaceutiques, il s’agit entre autres, de renseigner les agriculteurs pour l’aménagement de leur local de stockage de produits phyto, ou de montrer aux utilisateurs comment bien respecter les largeurs des zones tampon. Le rôle d’une zone tampon est de protéger les organismes aquatiques et, de manière plus générale les eaux de surface, vis-à-vis des produits phytopharmaceutiques (PPP) entrainés par les brumes de pulvérisation.

PROTECT’eau accompagne ainsi les agriculteurs dans le respect de la règlementation et des bonnes pratiques relatives aux produits phyto visant à réduire les risques de contamination des ressources en eau et dans l’application du Programme de Gestion Durable de l’Azote (PGDA). Ce dernier est entré en vigueur en 2002. Il réglemente la protection des eaux contre la pollution par le nitrate d’origine agricole.

services protecteau 

L’asbl travaille en collaboration avec 3 partenaires scientifiques : l’Université Catholique de Louvain (UCL), l’ULG-Gembloux Agro-Bio Tech et le Centre wallon de Recherches Agronomiques (CRA-W).

PROTECT’eau coordonne les Contrats captage

Provenance EauPotableUn captage d’eau potable a pour principale fonction le prélèvement d’eau destinée à la consommation humaine à partir d’une source naturelle : eau souterraine, cours d’eau, barrage...

En Wallonie, il existe environ 600 sites de captages. Une centaine d’entre eux pourraient être concernés par un Contrat captage dans les prochaines années. Un des rôles de PROTECT’eau, c’est aussi de les coordonner.

Le Contrat captage a pour objectif de préserver la qualité de l’eau ou de l’améliorer

Si un captage est identifié comme vulnérable, un diagnostic environnemental est réalisé. Le but est d’étudier les différentes pressions subies par le captage en raison des activités humaines (les villes, les industries, l’agriculture…) et les facteurs qui rendent la zone particulièrement sensible (perméabilité du sol, relief…).

>Ce diagnostic scientifique permet d’identifier les intervenants capables d’agir sur ces pressions.

Suite au diagnostic, PROTECT’eau invite les différents partenaires et acteurs de terrain (agriculteurs, communes, entreprises) de la zone, pour réfléchir ensemble à des mesures à mettre en œuvre afin de protéger le captage. L’engagement se fait sur base volontaire, il est ensuite scellé pour 4 années et évalué annuellement.

Focus : Evolution de la qualité de l’eau souterraine dans la région du Pays de Herve

carteLa région naturelle du Pays de Herve chevauche, dans sa délimitation géographique, trois masses d’eau souterraines : la masse d’eau du crétacé du Pays de Herve, du bassin de la Vesdre et de la Gueule.

Les nappes aquifères au sein desquelles se situent ces masses d’eau (aquifères du Crétacé du Pays de Herve et du massif de la Vesdre), fournissent 0,2 et 2,4 millions de m³ d’eau par an, ce qui représente un peu moins de 1 % des prélèvements annuels dans les nappes d’eau souterraines wallonnes. Au total, 72, 56 et 38 prises d’eau sont recensées dans le crétacé de Herve, le bassin de la Vesdre et le bassin de la Gueule. Mais une partie seulement de ces prises d’eau est destinée à la production d’eau potable et la distribution publique. On en recense 5 dans les craies du Crétacé de Herve, 34 dans le bassin de la Vesdre (réseau de captage de Chaudfontaine) et 6 dans celui de la Gueule. Les autres usages recensés concernent l’activité industrielle, agro-alimentaire et agricole.

SourcesPotentielles Pollution

Evolution de la situation depuis la mise en œuvre du PGDA

Depuis la mise en application en 2001 de la Directive Nitrate en Wallonie au moyen du Programme wallon de Gestion Durable de l’Azote, une évolution favorable des concentrations annuelles moyennes de nitrate est observée dans la zone vulnérable du Pays de Herve. La concentration décroît de 0,5 mg/l par an depuis 2003.

L’application du Programme de Gestion Durable de l’Azote en 2001 et la désignation de la région comme zone vulnérable en 2006 ont imposé aux agriculteurs des modifications importantes de leurs pratiques, de même que des investissements conséquents. Des conditions et des périodes d’épandage contraignantes ont en effet été définies : il est interdit d’épandre sur sols gelés ou enneigés et en dehors des périodes durant lesquelles les cultures prélèvent de l’azote. En outre, la restriction de la capacité d’épandage à 170 kg d’azote par hectare en zone vulnérable impose désormais à de nombreux éleveurs d’exporter de la matière organique, ce qui a comme conséquence de réduire les pressions localement. Enfin, les investissements consentis pour la mise aux normes des bâtiments d’élevage, qu’il s’agisse de travaux d’étanchéité ou d’augmentation de la capacité de stockage, ont également contribué de manière significative à réduire les charges polluantes ponctuelles et très localisées.

En savoir plus

protecteau

Découvrez-en davantage sur l’eau en Wallonie dans nos publications :

• Fiches « A propos de l’eau » et « Protection des captages »

• Brochure « Eau, nitrate & agriculture, mieux comprendre le rôle du Nitrate» (mai 2020)

• Vidéos sur notre chaîne Youtube : « Visite d’un local phyto chez un agriculteur » et « Reliquats sortie d’hiver (RSH) ».

  

Un article de PROTECT’eau

www.protecteau.be

 


1 - Cultures Pièges à nitrate (CIPAN) : semée durant le mois d’août, après la culture principale, la culture intermédiaire piège à nitrate va germer et se développer assez rapidement pour couvrir le sol. En se développant, ses racines vont puiser le surplus d’engrais présent dans le sol, provenant de la culture précédente ou du sol lui-même. Ce piège à nitrate empêche ainsi l’infiltration du nitrate vers les eaux souterraines durant l’hiver.

2 - Une zone tampon est une bande de terrain non traitée établie entre une culture et les eaux de surface OU entre une surface traitée et les surfaces pour lesquelles le risque de ruissellement vers les eaux de surface est élevé.

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Trois nouvelles mesures en faveur d'un meilleur assainissement de l'eau - Communiqué du GW du 10/12/2020

21 DéCEMBRE 2020

wallonie 

Améliorer la qualité de l'eau reste l'une des grandes priorités de la Wallonie en matière d'environnement. Trois nouvelles mesures vont venir compléter les actions déjà menées dans ce cadre. Elles ont été annoncées dans un communiqué de presse du Gouvernement Wallon le 10 décembre dernier.

 

Optimisation de la gestion des égouts

La Wallonie est bien équipée en égouts, avec un réseau de 20 000 km, mais le réseau est ancien et trop peu connu (on estime bien connaître 5 % du réseau à peine).

La Société publique de Gestion de l'Eau (SPGE) va bénéficier d'un financement additionnel de 11.625.000 € pour accélérer les travaux visant à accroitre la connaissance des réseaux d'égouttage.

L'objectif est d'éliminer les pertes d'eaux usées dans la nature et d'améliorer l'état des masses d'eau.

Les zones prioritaires où le curage et l'endoscopie du réseau d'égouttage seront réalisés sont celles où le bon état des masses d'eau n'est pas atteint ou est qualifié de « moyen ».

Outre les intérêts environnementaux, le projet viendra en aide aux communes pour entretenir davantage les égouts.

Travaux urgents de démergement

Le démergement, c'est cette opération particulière visant à réaliser des travaux d'évacuation des eaux afin de lutter contre les inondations. Ces travaux sont particulièrement nécessaires dans les anciennes régions minières, de Liège au Borinage, là où le sous-sol jadis exploité pour son charbon doit être sécurisé.

Ici encore, une subvention supplémentaire de 6.975.000 € sera allouée à la SPGE pour accélérer la mise en œuvre de ces travaux prioritaires, identifiés par les intercommunales chargées du démergement (IDEA, AIDE et IGRETEC).  

Révision de la prime à l'épuration

Un projet d'arrêté a été adopté en vue de rendre plus attractive la prime pour l'installation de système d'épuration d'eau individuel dans les zones prioritaires. Il s'agit des zones de préventions des captages, zones en amont de zones de baignade, des masses d'eau de surface rurales en mauvais état ou avec des tronçons en zone Natura 2000.

L'objectif est de revoir à la hausse le montant, soit 6.000 € par installation, quel que soit le type de zone prioritaire.

Pour les ménages dont le revenu imposable est inférieur à 97.700 €/an, la prime pourra être supérieure et atteindre 80 % du montant total des travaux.

Une surprime de 1.000 € (au lieu de 700 € actuellement) est prévue pour les systèmes d'épuration extensifs (lagunage, moins consommateur d'énergie).

Les primes en dehors de ces zones prioritaires resteront, elles, fixées à 1.000 € pour une installation volontaire et 3.500 € pour une installation imposée par la commune.

Voir l'annonce complète sur le portail de la Wallonie.

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Formation ECOCOM 2021 - séance d'info

19 DéCEMBRE 2020

Ecocom2021

Avec le soutien de

wallonie ok ProvincedeLiege
Et des Villes et Communes de Baelen, Chaudfontaine, Eupen, Herve, Jalhay, Liège, Limbourg, Lontzen, Olne, Pepinster, Raeren, Soumagne, Spa, Sprimont, Theux, Trooz, Verviers et Welkenraedt.

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