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Le raton laveur - Der Waschbär

25 FéVRIER 2021

Le raton laveur : progression et impact d’une espèce exotique en Wallonie

 

Der Waschbär: ein Exot auf dem Vormarsch in der Wallonie

Le raton laveur (Procyon lotor, d’après l’étoile Procyon qui renvoie à ses mœurs nocturnes, et lotor « laveur » qui interprète la plongée dans l’eau des aliments avant de les consommer) est un mammifère omnivore originaire d’Amérique du Nord. Il a été introduit en Allemagne et en Russie pendant le siècle passé, dans des élevages pour la production de fourrure, mais aussi comme nouvelle espèce de chasse. Il semble que la population actuelle de Belgique proviendrait de plusieurs lâchers de ratons laveurs dans la région de Kassel (Hesse) en 1934, et cela à des fins de « diversification de la faune locale ».Raton laveur

Folder « Espèces invasives en Wallonie - Les mammifères non indigènes rencontrés à la chasse » - SPW Editions

En Belgique, les observations sporadiques se sont intensifiées depuis 2005 dans plusieurs bassins versants du sud du pays, avec une progression nette de la frontière allemande vers l’ouest de la Wallonie. Par sa situation géographique et par ses habitats favorables (vergers, forêts), le bassin versant de la Vesdre figure donc parmi les espaces qui ont été colonisés en premier lieu par cette espèce exotique invasive (voir carte).

Le nombre de ratons laveurs installés actuellement en Wallonie est inconnu, mais le relevé de pièges installés récemment dans le cadre de la lutte contre la peste porcine africaine en Gaume montre que cet animal est très présent dans nos forêts. L’espèce se reproduit chez nous une fois par an, à raison de 3-4 ratonneaux par portée. La colonisation est donc rapide, jusqu’à s’étendre aux milieux ruraux et urbains. En Allemagne, la population de ratons laveurs est entretemps estimée à 1,3 millions d’individus (2018) au départ de quelques individus lâchés ou échappés d’élevages en 1934 et 1944.

Excellent grimpeur et bon nageur, très opportuniste, le raton laveur est un ramasseur-cueilleur des animaux et végétaux les plus abondants dans son environnement (insectes, escargots, amphibiens, écrevisses, maïs, fruits, restes d’aliments humains, …). La prédation du raton-laveur sur ce type d’animaux a généralement un impact faible à nul au niveau de la population de proies. La nature opportuniste du raton-laveur liée à ses capacités physiques lui confèrent l’avantage de pouvoir prospecter des milieux variés (arbres, rivières, îlots, carrières) où sa prédation peut affecter certaines espèces sensibles, surtout si la densité de population du raton-laveur est élevée dans ce milieu. En Wallonie, la prédation de ce carnivore pourrait potentiellement constituer un risque pour certaines populations d’espèces comme les moules d’eau douce en eau peu profonde (moule perlière, mulette épaisse…), l’écrevisse à pattes rouges, certains amphibiens menacés, certaines couvées ou nichées d’oiseaux rares ou vivant dans des habitats spécifiques (tétras lyre, faucon pélerin, hibou grand-duc, cigogne noire, cincle plongeur, hirondelle de rivage, …). Les gestionnaires doivent alors trouver localement des solutions permettant véritablement d’empêcher ou de limiter la prédation par l’habile raton laveur, et combiner la mise en place de barrières physiques à de la capture d’individus pour réduire, en parallèle, la population de cette espèce (LAMBINET et SCHOCKERT, 2020).

Le raton laveur apprécie les fruits sucrés et les céréales ; il peut donc avoir un impact sur les vergers et, ponctuellement, sur les cultures. Son opportunisme le fait cohabiter avec l’homme et ses déchets. Il peut aussi trouver refuge dans les toits des habitations ou des bâtiments annexes, et y causer des dérangements et dégâts. Ne pas essayer d’apprivoiser cet animal sauvage par des nourrissages reste donc la règle d’or : pour éviter les nuisances et pour ne pas donner un coup de pouce supplémentaire à cette espèce animale invasive.

Sources : LAMBINET C. et SCHOCKERT V., Université de Liège, 2020 - fiche « grand public » sous presse pour le SPW; www.tagesspiegel.de du 28/12/2018, www.suddeutsche.de du 17/01/2019.

  

Der Waschbär (wissenschaftlicher Name Procyon lotor nach dem Stern Procyon, der auf sein nächtliches Verhalten hinweist und lotor « Wäscher » in Bezug auf seine Angewohnheit, Futter vor dem Fressen ins Wasser zu tunken) ist ein allesfressendes Säugetier aus dem nordamerikanischen Raum. Er wurde während des letzten Jahrhunderts in Deutschland und Russland zu Zuchtzwecken als Pelztier eingeführt. Anscheinend stammt die belgische Population von Waschbären aus mehreren Auswilderungen bei Kassel (Hessen) im Jahre 1934. Die Auswilderungen fanden demnach aus jagdlichen Gründen statt um „die heimische Fauna zu bereichern“.

In Belgien haben die anfangs gelegentlichen Sichtungen des Waschbärs seit 2005 stark zugenommen. Diese Zunahme betrifft vor allem die Flussnetze im Süden des Landes von der deutschen Grenze aus zum westlichen Teil der Wallonie. Das Weserbecken gehörte wegen seiner geografischen Lage und seiner günstigen Lebensräume (Obstwiesen, Heckenlandschaften, Wälder) zu den ersten Siedlungsgebieten dieser nichtheimischen, invasiven Tierart in Belgien (siehe Karte).

Die Anzahl Waschbären in der Wallonie ist unbekannt. Die Belegung der Fallen, die im Rahmen der Bekämpfung der afrikanischen Schweinepest in der Gaume/Südbelgien aufgestellt wurden, weist jedoch auf eine starke Präsenz des Waschbärs in unseren Wäldern hin. Das auch als « Schupp » bezeichnete Tier pflanzt sich bei uns einmal jährlich mit 3-4 Jungtieren fort - dementsprechend hoch ist die Besiedlungsrate ländlicher und städtischer Gebiete. Zur illustration : zwischen 1934 und 1944 wurden in Deutschland einige Tiere ausgewildert oder entkamen aus Pelzzuchten. Mittlerweile (2018) wird der deutsche Bestand auf 1,3 Millionen Waschbären geschätzt!
Raton laveur carte

Source : SPW/DEMNA/CiEi, 2017

Der Waschbär ist ein guter Kletterer und Schwimmer und ein geborener Opportunist, der in seinem Umfeld die häufigsten Tiere und Pflanzen aufsammelt (Insekten, Schnecken, Amphibien, Flusskrebse, Mais, Obst, Lebensmittelabfälle, usw.). Die Entnahme dieser Beutetiere hat im Allgemeinen wenig Einfluss auf deren Bestand. Seine körperlichen Fähigkeiten und sein Anpassungsvermögen verleihen dem Waschbären jedoch die Möglichkeit, verschiedenstartige Lebensräume und Nischen nach Nahrung zu durchsuchen (Baumkronen, Flüsse, Flussinseln, Steinbrüche). In solchen Nischen können gefährdete oder seltenere Tierarten Schaden nehmen, insbesondere bei einer großen Anzahl Waschbären. So kann dieser Fleischfresser bei uns gefährlich werden für seltene Arten wie Seichtwassermuscheln (Flussperlmuschel, Bachmuschel), den europäischen Flusskrebs, oder geschützte Amphibien. Die Nistgelege bedrohter oder sehr ortsspezifischer Vogelarten (Birkhuhn, Wanderfalke, Uhu, Schwarzstorch, Wasseramsel, Uferschwalbe, …) sind ebenfalls gefährdet. In solchen Fällen muss der Wald- oder Naturbewirtschafter lokal Vorkehrungen treffen, um den Beutezugriff des wendigen Waschbären einzuschränken oder gar ganz zu verhindern. Das kann durch unüberwindbare Hindernisse oder Fallen geschehen, die dann auch den Waschbärbestand verringern (LAMBINET et SCHOCKERT, 2020).

Der Waschbär liebt süße Früchte und Getreide. Er kann also lokal einen negativen Einfluss auf Obstgärten und Felder haben. Als Opportunist kann er auch mit Menschen und ihren Abfällen zusammenleben und unter Dächern und in Scheunen Zuflucht finden, wo er Schaden anrichtet oder einfach stört. Diese Tierart sollte also keineswegs an Menschen gewöhnt oder gefüttert werden – schließlich sollte einer invasiven Tierart im oben beschriebenem Rahmen nicht zusätzlich Hilfe geleistet werden.

Quellenangaben : LAMBINET C. und SCHOCKERT V., Université de Liège, 2020 - Fiche « grand public », im Druck für SPW; www.tagesspiegel.de vom 28.12.2018, www.suddeutsche.de vom 17.01.2019.

 

spw env fr

Yves PIEPER
Département Nature et Forêts, Cantonnement de Verviers
Abteilung Natur und Forsten, Forstamt Verviers

 

 

 

 

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L’anguille européenne

23 FéVRIER 2021

Bilan de quatre années de suivi de l’anguille européenne, repeuplée dans une diversité typologique des cours d’eau du bassin hydrographique de la Meuse belge en Wallonie.

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L’anguille européenne Anguilla anguilla est une espèce en danger critique d’extinction et figure sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature aux niveaux mondial et européen. En Wallonie, l’état de conservation de l’espèce est très mauvais. Les peuplements locaux d’anguille sont réduits à la présence de quelques spécimens âgés, qui sont sur le point d’entamer leur dévalaison de reproduction en mer des Sargasses. Les stocks d’anguilles jaunes sauvages qui remontent la Meuse belge depuis la mer du Nord en passant par la Meuse néerlandaise se sont effondrés de 99% en 29 ans de monitoring intensif des échelles à poissons de Lixhe, située à Visé à >340 km de la Mer du Nord. Les stocks remontants d’anguille sont devenus insuffisants pour coloniser l’ensemble du réseau hydrographique de la Meuse belge en Wallonie. Dans de telles conditions, le seul espoir pour reconstituer les stocks altérés d’anguille et pour conserver l’espèce reste le recours à la pratique du repeuplement des cours d’eau avec des civelles (jeunes stades de vie de l’anguille) importées. Mais l’état actuel des connaissances montre une nécessité urgente d’études scientifiques pour optimiser cette pratique. De 2013 à ce jour, des repeuplements à des fins scientifiques cofinancés par l’Europe (le FEAMP) et la Wallonie (le SPW) sont entrepris par le Laboratoire de Démographie des Poissons et d’Hydroécologie (LDPH- Équipe du Prof. Michaël Ovidio) de l’Université de Liège (suivi scientifique du projet par le Dr. Billy Nzau Matondo). L’objectif poursuivi est d’optimiser la pratique du repeuplement pour un recrutement maximal de jeunes anguilles dans les cours d’eau wallons au recrutement naturel déficitaire.

Les premiers essais de repeuplements ont été réalisés en 2013 sur des modèles écologiques de type ruisseau avec 1 seul point de déversement. Ils ont permis l’acquisition de connaissances fines sur le profil comportemental de colonisation des jeunes anguilles, la densité restaurée de peuplements, les caractéristiques de l’habitat optimal le plus productif et le patron de dispersion pour identifier les distances de déversement en mode multi sites intra rivière. Lors des repeuplements réalisés en 2017, ces acquis scientifiques ont été transposés sur des modèles écologiques de type rivière de plus grandes dimensions, avec dispersion des civelles dans le milieu en plusieurs sites de déversement (densité 2,4 kg/ha). Le 21 mars 2017, n = 76 370 civelles (17,3 kg) de très bon état physiologique et sanitaire ont été déversées dans 6 cours d’eau wallons (au total : linéaire aleviné = 9,2 km, sites alevinés = 43) de bonne capacité d’accueil et différents sur les plans de variables abiotiques et biotiques. Ces cours d’eau comprennent la Berwinne, la Gueule, le Wayai, la Hoëgne, le Winamplanche et l’Oxhe. De 2017 à 2020, quatre campagnes d’évaluation de l’efficacité du repeuplement ont été réalisées moyennant l’utilisation des pêches électriques automnales de capture (Fig. 1A & B) d’anguilles 0+, 1+, 2+ et 3+ correspondant respectivement aux âges de première, deuxième, troisième et quatrième année de vie en eau douce après le repeuplement de 6 rivières (au total, linéaire pêché = 7,8 km, sites pêchés = 20, nombre de pêche par site = 1-4).

En quatre années d’études, n = 1 458 individus (biomasse 38,4 kg) issus du repeuplement ont été capturés dans les 6 rivières. Le succès de capture variait entre les cours d’eau et au sein d’un même cours d’eau entre les secteurs recensés (Fig. 1C). La densité restaurée de peuplement était différente entre les secteurs et se situait entre 1 et 13 individus aux 100 m² mais avec absence d’anguilles sur 2 secteurs (5-Hoëgne et 3-Winamplanche). Dans tous les cours d’eau alevinés, les anguilles grandissent en taille avec des performances de croissance très différentes entre les rivières (Fig. 1D). Les anguilles du repeuplement ont été capables de vivre en sympatrique avec une faune aquatique très diversifiée composée de 20 espèces, dont certaines espèces constituent des potentiels prédateurs nuisibles à la survie de jeunes anguilles (Fig. 1E). Les résultats très contrastés de rendements observés entre les secteurs/rivières seraient attribués à la différence typologique entre les habitats d’un point de vue hydromorphologique, physicochimique, ressource trophique et densité d’espèces prédatrices. L’anguille a été trouvée dans toutes les rivières alevinées, démontrant l’adaptation et la tolérance de l’espèce aux conditions environnementales très variées, et confirmant ainsi le caractère ubiquiste et euryèce de l’espèce. Dans notre étude, l’habitat optimal pour l’anguille est associé à celui de la biomasse maximale, qui est bel et bien celui décrit sur le secteur 2-Berwinne, le secteur Val Dieu, lequel serait idéal pour des opérations de repeuplements. Cet habitat est caractérisé par une succession de types très diversifiés de faciès d’écoulement, une abondance élevée de bons abris/refuges, un milieu eutrophe avec une eau au pH légèrement alcalin et une ichthyofaune composée de très peu d’espèces prédatrices. L’absence d’anguilles sur les secteurs 5-Hoëgne et 3-Winamplache, qui sont 2 rivières acides, serait surtout liée à la très mauvaise qualité d’abris.

Aux regards du réseau hydrographique très dense en Wallonie, du mauvais état de conservation de l’espèce en son sein et du succès actuel de recrutement des anguilles après le repeuplement, on peut affirmer que la pratique du repeuplement a un bel avenir, pourvu qu’elle soit réalisée dans les règles de l’art. Le LDPH remercie toute l’équipe du Contrat Rivière Vesdre, représentée par sa coordinatrice F. HAUREGARD, pour sa participation active aux campagnes de pêche électrique.

Logo LDPH 

Dr. Billy Nzau Matondo
Université de Liège
UR FOCUS
Laboratoire de Démographie des Poissons et d’Hydroécologie (Prof. M. Ovidio)

 

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le héron cendré

22 FéVRIER 2021

Heron1Le héron cendré est un échassier au plumage gris et au long cou blanc, avec un bec orange long et pointu. Il est connu pour sa grande vertu : la patience… Il peut en effet rester immobile durant des heures, parfois même sur une patte, dans l’espoir de capturer ses proies au moment opportun. Lorsqu’une proie est proche, il déploie alors son long cou et frappe brusquement de son bec acéré.

Ce grand échassier mesure environ 1 mètre et a une envergure moyenne d’1,85 m. Il pèse entre 1 et 2 kg. Son espérance de vie peut atteindre les 25 ans !

Vous pouvez l’observer principalement le long des cours d’eau, à l’affut près d’un étang, mais aussi dans un champ ou encore dans les prés. Il fréquente toutes les eaux douces, à condition qu’elles soient poissonneuses.

Vous l’aurez compris, cet oiseau se nourrit principalement de poissons. Mais il ne dédaigne pas les batraciens, crustacés, végétaux ou encore insectes et petits rongeurs. Il faut bien varier les menus !

Le héron cendré est un oiseau à l’instinct grégaire : les adultes se rassemblent en colonie lors de la période de reproduction (de février à juillet), mais en dehors de cette période, ils se regroupent pour la nuit en « dortoirs ». Le plus souvent, les « héronnières » (lieu où vivent et se reproduisent les colonies d’oiseaux d’eau comme les hérons, les aigrettes ou les cormorans) se situent principalement dans les grands arbres, au niveau de la canopée. Un même arbre peut parfois compter jusqu’à 10 nids !

Le héron est solitaire uniquement pour la chasse : hé oui, la nourriture, ça ne se partage pas !

Le héron cendré est un oiseau monogame, mais le couple ne tient souvent que le temps de la nidification : il n’est pas fidèle d’une année à l’autre…

Lors de la période de nidification, la femelle pond 3 à 5 œufs de couleur verdâtre. La couvaison est assurée tant par la femelle que par le mâle. L’incubation dure environ 26 jours. Lorsque les poussins sont nés, les parents les nourrissent à tour de rôle. Au début, les petits se nourrissent dans le bec de leurs parents, mais plus tard, la nourriture est juste déposée dans le nid. Ils resteront dans leur nid jusqu’à l’âge de 2 mois, ne sachant pas très bien voler avant l’âge de 55 jours.

Le héron n’a pas de chant ; vous le reconnaitrez donc uniquement à son cri habituel, qui est un fort croassement. Il l’émet notamment pour marquer son territoire. Mais pour défendre son territoire, il lui arrive aussi de poursuivre les intrus…

Selon la latitude, le héron est un oiseau sédentaire ou migrateur. Chez nous, il est plutôt sédentaire. Mais par exemple, pour les colonies sibériennes, les déplacements de migration se font en journée et en groupes disposés un « V » (comme les oies).

heron

  

Comment le reconnaître en vol ?

Pour reconnaître le héron en vol, vous observerez un battement d’ailes plutôt lent avec un cou replié, contrairement aux autres échassiers comme les cigognes et les grues, qui tendent le cou … L’aigrette, quant à elle, vole également avec le coup replié.

Le héron cendré niche en Belgique depuis 1975 seulement. Il fait partie des espèces non menacées et ne nécessite donc pas de stratégie de conservation. Cependant, il fait l’objet d’une lutte contre le braconnage (destruction près des étangs). Pour rappel, tous les oiseaux sont protégés selon la Loi de la Conservation de la Nature. Chez nous, à l’âge adulte, cet oiseau majestueux de nos rivières n’a que l’homme pour prédateur. Par contre, les œufs peuvent être pillés par des fouines, et les petits sont parfois dévorés par des martres.

Même si le héron cendré est un oiseau très farouche, il reste néanmoins opportuniste. Il n’est pas rare qu’il s’arme de courage pour aller voler quelques poissons dans certains étangs ou bassins. Il préfère alors le faire tôt le matin ou tard le soir, dans l’espoir d’être remarqué le moins possible. Mais ne le voyez pas comme un voleur, il est simplement un peu trop gourmand…

Sources :
http://biodiversite.wallonie.be/fr/ardea-cinerea.html?IDD=50334069&IDC=314
https://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.cendre.html
https://www.diconimoz.com/animaux/h%C3%A9ron-cendr%C3%A9/
https://www.pratique.fr/heron-cendre.html
http://biodiversite.wallonie.be/fr/especes.html?IDC=2912
• « Le guide nature pour tous », Delachaux et Niestlé, 2007.

Avec le soutien de

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