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Le bassin de la Vesdre : aspects physiques


Occupation du sol

 

Le bassin de la Vesdre se caractérise par la prédominance de forêts de résineux, de prairies et de forêts de feuillus : les bois et espaces verts représentent 48% de la superficie du bassin, avec une majorité de résineux (feuillus 16% et résineux 29%). Ces bois de résineux se situent principalement dans l’Est et le Sud-Est du bassin. Les prairies et cultures représentent 40% de la superficie et se situent principalement dans le centre et le Nord du bassin (zone bocagère).

Le bassin se particularise par l'existence de fagnes, situées à l'Est (Hautes-Fagnes), qui représentent 7% du territoire total.

L’habitat et les services représentent 4% du territoire, les principaux noyaux se situant à Chaudfontaine, Dolhain, Eupen, Liège, Pepinster, Spa, Theux, Trooz et Verviers.

Occupation du sol


 
Hydrographie

 

La Vesdre prend sa source dans les Fagnes de Steinley à 605 m d’altitude (valeur moyenne de ses différentes sources, au nombre de 9) et se jette, après un parcours de 72,5 km, dans l’Ourthe à Chênée, à 70 m d’altitude. En raison de sa pente importante (pente moyenne : 0,73%), la Vesdre est qualifiée de rivière torrentielle.

La longueur totale des cours d’eau qui drainent le bassin de la Vesdre s’élève à 1417 km (soit environ 2 km par km2). Aucune portion de cours d’eau n’y est navigable.

La Hoëgne participe à raison de 50 à 70% dans le débit de la Vesdre après la confluence.

De nombreux épisodes d’inondation ont été recensés sur la Vesdre depuis 1809. De nos jours, les barrages de la Vesdre (capacité du lac : 25 millions de m3) et de la Gileppe (capacité du lac : 26,4 millions de m3) permettent une régulation du débit de la Vesdre. Celui-ci n’est par conséquent plus toujours influencé par les épisodes pluvieux, ce qui permet d’éviter certaines inondations.

Carte du réseau hydrographique


 

Captages d’eau souterraine et zones de protection

 

Les ressources en eau souterraine du bassin de la Vesdre sont exploitées via de nombreux captages (galeries, drains, sources) pour la distribution publique d’eau (SWDE, communes), mais aussi par quelques firmes privées, des agriculteurs et des particuliers (puits). Les masses d’eau souterraine RWM141 et RWM100 sont localement caractérisées par des remontées d’eau plus profondes (aquifère thermo-minéral de Chaudfontaine et aquifère minéral de Spa). Ces eaux sont respectivement exploitées par les sociétés d’embouteillage de boissons « Sources Chaudfontaine » et « Spa Monopole ».

 

Pour que des pollutions éventuelles n’atteignent pas les captages d’eau, des zones de protection ont été définies autour de ces captages : zone de prise d’eau (I), zone de prévention (rapprochée IIa et éloignée IIb), zone de surveillance (III).


 
Zones vulnérables

 

Une zone vulnérable est un périmètre de protection des eaux souterraines contre les nitrates d’origine agricole. Dans ces zones, des mesures particulières sont imposées aux agriculteurs, principalement au niveau de l’épandage de fertilisants. Le bassin de la Vesdre est concerné par la zone vulnérable du Pays de Herve.


 
Phénomènes karstiques


Phénomènes karstiques

Les phénomènes karstiques sont le résultat de l’action de l’eau sur ces roches carbonatées (calcaires, dolomies et craies) par dissolution (acidité de l’eau) et érosion (énergie hydrodynamique de l’eau courante).

Une partie importante du sous-sol du bassin de la Vesdre étant constitué de roches carbonatées, de nombreux phénomènes karstiques y sont présents :

  • des systèmes pertes-résurgences (perte ou chantoir ou agolina : perte d’un cours d’eau sous terre, qui entame ainsi un parcours souterrain - résurgence : lieu où un cours d’eau souterrain réapparaît en surface),
  • des recoupements de méandres,
  • des grottes,
  • des vallées sèches (vallées abandonnées par leur cours d’eau géniteur suite au passage de celui-ci en parcours souterrain plus en amont),
  • des vallons aveugles (vallons qui s’arrêtent brutalement en raison du passage de leur cours d’eau en parcours souterrain),
  • des dolines (dépressions naturelles du terrain formées par dissolution des roches sous-jacentes).

 

Ces milieux sont particulièrement sensibles car, en raison de la circulation d’eau provenant de la surface, ils sont des portes ouvertes aux pollutions, qui vont ensuite contaminer les aquifères.


 
Sites naturels protégés

 

Le bassin de la Vesdre comporte de nombreux sites naturels protégés :

 

  • 20 sites Natura 2000 : zones de protection spéciale (ZPS) et/ou zones spéciales de conservation (ZSC).
  • 5 réserves naturelles domaniales (partiellement ou en totalité) : les Hautes Fagnes, le Ru de Chawion, la Grotte Jaminon, les Fagnes de la Vecquée et le site de Goffontaine
  • 1 réserve naturelle agréée : le Rocheux (dans sa totalité).
  • 1 parc naturel : une partie du Parc Naturel Hautes-Fagnes – Eifel, qui se situe à cheval sur la Belgique et l’Allemagne.
  • 1 réserve forestière : le Bongard (dans sa totalité).
  • 1 zone humide d’intérêt biologique (ZHIB) : la zone humide d’Henri-Chapelle.
  • 4 cavités souterraines d’intérêt scientifique (CSIS) : la Grotte Walou, le Trou des Deux Copines, la Grotte des Surdents et la Grotte Bebronne.

 

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